Des décisions qui appellent à des ajustements importants pour rompre avec une culture d’encadrement problématique

Des décisions qui appellent à des ajustements importants pour rompre avec une culture d’encadrement problématique

Le Syndicat suisse des mass médias (SSM) craint que les décisions prises par le Conseil d’Administration (CA) de la SSR ne suffisent pas, à elles seules, à restaurer la confiance des employé-e-s de la SSR dans la capacité de l’entreprise à traiter les problèmes de management sans concessions. Dès lors, il est urgent de mettre en œuvre les mesures structurelles proposées par le SSM.

Les décisions annoncées par le Conseil d’administration (CA) de la SSR ce vendredi 16 avril étaient fortement attendues par l’ensemble du personnel de la SSR, le SSM et le public. Le Syndicat salue la prise en compte de la souffrance des victimes dans le dossier « Robert ».

Le SSM a pris connaissance de la version résumée et anonymisée du rapport d’enquête sur la chaîne de responsabilité dont il est co-mandant. Il s’interroge sur l’adéquation entre la lecture qu’il fait dudit rapport et les décisions du CA. Par conséquent, il réserve sa position, le temps d’analyser la situation et de prendre le pouls du personnel qu’il représente. En particulier, le SSM s’interroge sur les chances de succès du changement culturel souhaité et sur les personnes qui devront incarner le changement. Une préoccupation qui ressort d’ailleurs du rapport d’enquête (page 7).

Pour rappel, la communication incomplète du Directeur de la SSR avait particulièrement troublé les salarié-e-s qui attendaient que la vérité soit faite sur le traitement des différents cas, et alimenté la crise de confiance. Le SSM a pour préoccupation centrale d’éviter de nouvelles crises dans le futur. C’est pourquoi il demande la mise en œuvre rapide des mesures structurelles qu’il a d’ores et déjà proposées et qui seules permettront de restaurer la confiance.

A savoir la participation du personnel au processus de nomination de l’encadrement et l’implication du personnel dans les processus décisionnels. Des mesures qui auraient pour intérêt d’améliorer les choix et d’accroître la légitimité des décisions. Les processus opaques et la gestion top-down n’ont jamais favorisé la confiance. Le déclenchement de la crise consécutive aux révélations du journal « Le Temps » du 31 octobre 2020 s’est accompagné d’un mouvement de libération de la parole sans précédent.

Le syndicat tient une fois encore à saluer le courage des femmes et hommes qui ont participé à ce processus d’établissement des faits et les remercie pour leur patience. Il attend avec intérêt le rapport qui doit être rendu fin juin sur la base des 230 témoignages recueillis par le Collectif de défense, dans le cadre d’un mandat sur l’analyse du fonctionnement de l’entreprise, dont il est également signataire.

 

 

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