Mesures salariales: L’offre SSR est une véritable provocation

Lors du 1er round de négociation, la SSR a proposé de mettre 0,8% de la masse salariale à disposition des 77,5% de collaborateurs CCT qui n’ont pas encore atteint leur salaire de référence, soit 3,59 millions. Cela correspond à peu près au salaire perçu annuellement par 20 cadres SSR. Par ailleurs, 22,5% de tous les collaborateurs CCT, soit quelque 1’100 collègues, ne devraient rien recevoir de plus en 2013.

La SSR prévoit pour les développeuses et développeurs une fourchette de 0,3 à 1,3% par unité d’entreprise. La valeur maximale concerne la plus petite UE (RTR), où la modification des courbes salariales a généré un besoin d’augmentation plus élevé. La valeur minimale s’applique à la plus grande UE (SRF), ainsi qu’au tpc, qui entend mettre en œuvre les mêmes mesures salariales que SRF.
 
Cette offre est une véritable provocation ! De 2006 à 2010, la SSR a déclaré annuellement des pertes de plusieurs millions, ce qui ne l’a pas empêchée de mettre à disposition presque 1% de la masse salariale chaque année pour les augmentations salariales (à l’exception du gel des salaires de 2010). C’était clairement insuffisant pour atteindre le salaire de référence dans un laps de temps de 10 ans comme le prévoit la CCT, mais toujours plus que ce que la SSR propose aujourd’hui, bien qu’elle ait réalisé un bénéfice de 25,7 millions et va rester dans les chiffres positifs en 2012 et 2013.

La proposition de la SSR est encore plus critiquable si l’on tient compte du fait que :

  • La notion d’ « augmentation générale des salaires » est depuis longtemps un mot étranger à la SSR, et le renchérissement n’a pas été entièrement compensé ces dernières années.
  • La proportion de développeurs a sensiblement augmenté en 2012, de 66,3% à 77,5%.
  • En manipulant les courbes salariales, la SSR a modifié unilatéralement le potentiel de développement, mais n’est pas prête à adapter les mesures salariales en conséquence.
  • En 2011, la SSR a augmenté le nombre de cadres de 4% (à 464) alors que l’effectif du personnel dans son ensemble diminuait. La SSR avait pourtant assuré que la convergence ferait baisser leur nombre.
  • L’écart de salaire entre cadres et personnel CCT s’est considérablement accru ces dernières années.
  • Comme le montre le nombre d’arrêts de travail pour maladie, la charge de travail des collaborateurs CCT a fortement augmenté, également en raison de la convergence.

Les délégués au congrès du SSM demandent à la SSR d’améliorer significativement son offre pour le 2e round de négociation, en proposant des mesures salariales qui apportent quelque chose de substantiel aux collaboratrices et collaborateurs.

 

 

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