Nettoyage : la SSR en-dessous du minimum

A l’heure où le salaire minimum fait débat sur toutes les antennes radio et tv, on trouve des salaires de moins de 4’000 francs à plein temps dans les bâtiments de la SSR !

Oseriez-vous payer 19.- votre femme de ménage ? C’est pourtant le salaire pratiqué par l’entreprise TOP NET, le sous-traitant avec lequel la SSR a renégocié son contrat pour la RTS en 2012.

Il n’y a pas si longtemps, le personnel de nettoyage était engagé sous contrat SSR, avec des salaires nettement plus acceptables.

Des nettoyeuses payées un salaire indigne…et des locaux sales

La SSR a choisi de faire des économies sur le dos des travailleuses et travailleurs, à qui on demande l’impossible : nettoyer les bureaux et studios RTS en un temps record, en courant littéralement, et en renonçant au travail bien fait.

Un salaire bien inférieur aux 22 francs minimum sur lequel nous votons le 18 mai, mais aussi des services très courts qui rendent impossible un revenu décent. Au final, des employées qui se déplacent pour moins de 50 francs par jour !

Personnel de nettoyage : la SSR s’en lave-t-elle les mains ?

Manifestons notre solidarité avec les collègues de l’entreprise TOP NET. Nous avons fait une petite collecte pour compléter quelques heures de travail, à hauteur de 22 francs l’heure. C’est symbolique, mais cela permet de donner un aspect concret à la solidarité. Le comité se chargera de remettre la somme collectée au personnel concerné de TOP NET.

La CCT romande du nettoyage prévoit un salaire horaire minimum de fr. 19.17 (13e salaire inclus) pour le nettoyage d’entretien, sur la base de 43 heures hebdomadaires, mais pour des contrats qui pour la plupart prévoient moins de 18 heures par semaine !

En Suisse 335’000 personnes gagnent moins de 4’000 francs à plein temps ou 22 francs de l’heure, dont une grande majorité de femmes.

Le secteur du nettoyage, c’est la preuve vivante que le « partenariat social » ne suffit pas et qu’il faut impérativement fixer dans la loi un salaire minimum permettant de vivre sans avoir recours à l’aide sociale.

 

 

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