La réduction de moitié des ressources financières de la SSS n’a obtenu la majorité ni au Parlement, ni dans les urnes. La population a rejeté tout démantèlement de l’audiovisuel de service public. Après avoir très nettement refusé l’initiative NoBillag (71,6 % de NON), elle vient de réaffirmer son attachement à des médias de service public forts en Suisse. Elle exprime ainsi également son soutien au système de financement actuel, fondé sur une redevance indépendante du nombre d’appareils pour les ménages et les entreprises, qui été adopté démocratiquement en 2015 et est appliqué depuis 2019.
« Aujourd’hui, la population a une nouvelle fois envoyé un signal fort en faveur des médias de service public. Elle ne souhaite pas un affaiblissement de l’audiovisuel public, mais sa stabilité et sa fiabilité », explique Rafaël Poncioni, coprésident du Syndicat des médias SSM.
« Ce message clair en faveur des médias de service public n’est pas compatible avec des coupes financières. Il ne peut désormais plus être question d’amputer les ressources de la SSR. Les initiants doivent respecter la décision populaire et cesser leurs attaques contre la SSR et le paysage audiovisuel helvétique. Nous les invitons à collaborer à une solution constructive pour des médias solides en Suisse.» ajoute Salvador Atasoy, coprésident du SSM.
Il faut en particulier reconsidérer la révision partielle de l’ordonnance sur la radio et la télévision à la lumière de cette décision populaire.
Le résultat d’aujourd’hui est aussi l’expression d’un mandat politique :
Le peuple a exprimé son point de vue à plusieurs reprises. Dans ce contexte, toute nouvelle réduction budgétaire ou restriction structurelle des médias de service public serait dénuée de légitimité démocratique. Il faut que ce signal soit pris au sérieux sur le plan politique et respecté dans les futurs débat sur les médias de service public et leur mission.
Le SSM invite le Conseil fédéral à tenir compte du résultat de la votation lors de l’élaboration de la nouvelle concession. Un affaiblissement des médias de service public ne serait pas conforme à cette décision populaire. Le SSM prendra une part active à la procédure de consultation et s’engagera en faveur de médias de service public forts, diversifiés et ancrés dans toutes les régions linguistiques.