Photo de Louis Reed sur Unsplash
Alors que la crise climatique s’accélère de manière alarmante, les émissions scientifiques de la RTS sont les premières victimes des mesures d’économies. L’émission radio CQFD sur RTS 1ère a été amputée de plus d’un quart de son budget pour 2027. Elle est menacée de disparaître, dans sa forme actuelle, dans le courant de l’année prochaine. Au début de l’année, l’émission Prise de Terre s’est arrêtée. L’an dernier, l’émission TV 36.9° a perdu la moitié de son budget. En Suisse alémanique, SRF a fait des choix comparables.
Le service public joue un rôle central dans le journalisme scientifique. Il s’agit d’une composante essentielle de sa mission, permettant un véritable dialogue entre les sciences et la société. L’enjeu est particulièrement important aujourd’hui, en raison de la crise écologique, des crises sanitaires et énergétiques ou des bouleversements liés à l’intelligence artificielle. Des enjeux démocratiques sont étroitement liés à ces domaines.
Plus de 1’300 personnes ont signé la lettre. Parmi les signataires, on trouve notamment des étudiant.es en science et santé, des médecins des hôpitaux publics, des professeur.es des universités, de l’EPFL et des hautes écoles, des spécialistes de la conservation de la nature, des responsables d’instituts publics cantonaux et fédéraux, des conservateurs et conservatrices de musées ou encore des membres d’associations de protection de la nature. Cette mobilisation témoigne de l’importance du sujet pour le monde scientifique.
Le SSM appelle la direction de la RTS à entendre son public et à revenir sur ses choix en affirmant l’importance des émissions scientifiques et en leur rendant les moyens budgétaires et les espaces de diffusion indispensables à leur mission.